Nazanin Pouyandeh - 2005

Mon besoin de faire les grands formats provient des premières images qui ont été enregistrés dans ma mémoire visuelle : les affiches de cinéma peintes à la main et les grands portraits de propagande sur les façades des immeubles de Téhéran.

Dans l’oubli, l’angoisse et l’attente, c’est ainsi que vivent mes personnages, égarés dans des lieux oniriques et illusoires.

Mes tableaux sont des scènes de la vie contemporaine, mais des instants et des actions figés et suspendus dans un non-temps éternel.

Le souci de l’avant et l’après ne se pose pas, aucune histoire ne se déroule en dehors de l’espace temps du tableau.

Chaque personnage a son vécu et se retrouve confronté aux autres par juxtaposition, c’est la composition plutôt que la situation qui crée les conflits.

Ces êtres inquiets sont témoins d’un événement qui n’est pas dévoilé.

Je joue constamment avec les associations d’idées spontanées et naïves du spectateur. Je mets en scène des éléments du réel mais ce n’est pas le réel que je cherche à peindre. Il n’en reste qu’un murmure.